Ugh! – Chronique


 
Vous rêviez de devenir un Taxi Uber? et bien ce jeu est fait pour vous !
Grâce Play Byte à votre rêve deviendra enfin réalité ! à vous les folles journées de courses incessantes, de client mécontents et d’attaques de ptérodactyles.
Réalisé en 1992 par les allemands d’Ego Software ce remake de Space Taxi qui fit les beaux jours du Commodore 64, vous embarque dans la vie d’un pauv’ gars qui souhaite se taper la belle donzelle du coin.
Hélas, madame étant vénale, elle ne consentira qu’aux avances du poilu que si ce dernier lui apporte richesses, bijoux, cailloux, joujoux…
 

 
Inventif et motivé par l’idée de frotter son cuir contre la blonde, notre auto entrepreneur s’est bricolé un taxi volant à pédale, le but sera simple :
convoyer le maximum de clients d’un point A vers un point B en un minimum de temps en déjouant les pièges et autres obstacles.
 

 
L’action du jeu se déroule en single screen. Chaque Client fera une annonce au préalable pour vous demander de l’emmener à son point de chute, par bonheur chaque caverne est renseignée par un panneau numéroté.
Au début tout ira bien, les clients arriveront au compte-goutte et les choix de destinations seront peu nombreuses.
Évidement cela se corsera avec la multiplication des demandes, des points de destination parfois difficilement accessibles et comme la vie est une pute il faudra faire face aux différents obstacles qui ralentiront votre progression.
Les premiers tableaux feront office de tutoriel afin de vous guider lors de vos premières parties, introduisant un à un chaque élément de difficulté :
Vas-y l’eau inonde les cavernes et noie la clientèle, vas-y que les dinosaures y mettent du leur pour te pourrir la vie !
Ce feignant de brontosaure repoussera votre taxi avec ses ronflements, le ptérodactyle tentera de vous intercepter en plein vol tel un kamikaze, ce caractériel de tricératops vous empêchera de stationner en vous encornant dès que vous aurez l’audace de vous poser…bordel faites pas chier ! moi je bosse !
 

 
Chaque tableau se résoudra par un certain nombre de courses à réaliser dans une limite de temps.
Fort heureusement il vous sera possible de gagner du temps supplémentaire en bombardant les arbres fruitiers avec une pierre ramassée sur le plancher des vaches préhistoriques.
Ces pierres seront également utiles pour calmer les dinosaures récalcitrants comme ce foutu tricératops.
 

 
Graphiquement le jeu est splendide et les détails sont finement réalisés. L’animation des personnages est un régal, et tout ce petit monde mignon bouge avec élégance. L’effet de l’eau qui inonde l’écran est superbement reproduit, bref on est dans de la qualité visuelle de haut niveau.
Des musiques sympathiques accompagnent le jeu, sans être inoubliables elles sont parfaites au genre et collent à l’esprit du titre, au moins elles ne vous prendront pas la tête lors des parties.
Côté maniabilité, Ugh ! bénéficie d’une jouabilité très agréable, gérant l’inertie et la gravité avec justesse. On tient l’Hélico bien en main, on arrive à le diriger sans difficulté, le faire plonger sous l’eau si besoin, ça répond parfaitement : un des points fort du jeu.
Le level design est bien pensé et la difficulté du soft est très progressive. Un code délivré à la fin de chaque partie vous permettra de boucler les 69 niveaux du jeu…ce qui est un peu long car le game play devient un peu répétitif à force.
L’humour est omniprésent et rend ce jeu de réflexion très agréable, on cherchera le meilleur moyen d’accomplir sa tâche en déjouant les pièges ces satanés dinos partouzeurs de droite.
Sans être le meilleur de sa catégorie, Ugh ! est suffisamment accrocheur pour faire partie des petits jeux dont on se fait quelques niveaux de temps en temps histoire de passer quelques heures sur son Amiga.
 

Graphisme : 8/10
Son : 7/10
Game play : 8/10
Difficulté : Moyenne

Note Globale : 7,5/10

Edité par Play Byte en 1992
Equipe de développement : Ego Software
Design : Björn Roy, Peter Schmitz
Code: Thomas Klinger, Björn Roy
Graphismes : Thomas Klinger
Musiques et SFX : Rudolf Stember

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